L’initiative Identification for Development (ID4D) de la Banque mondiale a publié un nouveau rapport intitulé « Building Statelessness-Sensitive ID Systems » (Mettre en place des systèmes d’identification tenant compte de l’apatridie), qui fournit des recommandations aux décideurs politiques et aux acteurs du développement sur la conception de systèmes d’identification inclusifs pour les personnes apatrides et celles exposées au risque d’apatridie.
La publication souligne que, alors que les systèmes d’identité numérique et les infrastructures publiques numériques se développent rapidement à travers le monde, des millions de personnes apatrides restent exposées au risque d’exclusion en raison d’obstacles juridiques, administratifs et documentaires. Sans identification ou nationalité reconnue, les personnes concernées sont souvent confrontées à des obstacles pour accéder à des services essentiels tels que l’éducation, les soins de santé, l’emploi et les services financiers.
S’appuyant sur des consultations avec des agences des Nations unies, la société civile et des experts universitaires, le rapport présente des stratégies pratiques visant à garantir que les systèmes d’identification soient conçus en tenant compte des populations apatrides. Il s’agit notamment de procéder à des évaluations précoces des risques d’apatridie, de permettre l’enregistrement sans preuve de nationalité, de renforcer les systèmes d’enregistrement des naissances, de garantir des mesures solides de protection des données et de mettre en place des mécanismes accessibles de recours et de procédure régulière.
CHIP se félicite de cette publication, qui fournit des conseils pratiques pour garantir que les systèmes d’identification en constante évolution soutiennent le droit à l’identité et contribuent aux efforts mondiaux visant à lutter contre l’apatridie, en particulier chez les enfants.





